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SUIVEZ LE GUIDE...
- Faisons
connaissance.....
- Puisqu'il faut un début à tout.....
- Naissance d'un coma éthylique (1).....
- Naissance d'un coma éthylique (2).....
- Le temps des galères (1).....
- Le temps des galères (2).....
- De spectacles en spectacles (1)
- De spectacles en spectacles (2)
- Et si on créait notre compagnie ? ..... (Prochainement)
- Le social, encore le social (!!!) ..... (Prochainement)
- De saisons en saisons (4 spectacles pour le prix d'un !)
- Autopsie d'un coma éthylique....
- Chaque année, une création, un théme différent....
- Le voyage de Mapuchi....
- La véritable histoire de Robin Crusoé....
- J'vous sers un caf'té ? (Encore 3 spectacles pour le prix d'un !)
le - Mes femmes, ma famille et moi....
- Récit de vie
- JB Chante Brel
- L'accueil téléphonique à la DDE
- "On vous parle Pognon" (pour les crédits mutuels
- Parcours d'embauche (Pour le Medef)
- Fresque historique au village médieval (1)
- Fresque historique au village médieval (2)
- On en a bavé, mais qu'est ce qu'on a rigolé !
-
Vous savez quoi ? Je préfère me présenter en tant qu’artisan du spectacle…
Que j’y chante, que j’y joue la comédie, que je fasse pleurer ou rire, que dans la salle il y est des petits ou bien des
grands, des retraités, des scolaires, des « j’en ai rien à faire de ce qui se passe sur scène » des « qui chantent avec moi » que j’anime des débats ou des séances de
théâtre forum… Quoi que je fasse sur les planches, mon métier, c’est la scène… (Voir
curricumum vite fait)
J’œuvre la plupart du temps loin des médias, des plateaux télé, des scènes nationales… Non, non ! Ce n’est pas un choix, c’est un constat…
Mais bon, j’ai un public… Des publics devrais je dire… Et je vis, plutôt honorablement, de mon métier depuis quinze ans… Déjà pas si mal… Comme quoi la longévité est parfois plus nourrissante qu’une gloire éphémère…
Quinze ans de routes, quinze ans de scènes, ça en fait des rencontres ! Ça en fait des spectacles, ça en fait des anecdotes ! Alors si le cœur vous en dit, c’est parti pour une visite guidée de mon univers…
Que peux faire un comédien divorcé, n’ayant pas eu de nouvelle de son ex depuis une
décennie, quand l’enfant de onze ans qu’ils ont eu en commun pose des questions du style :
« A quoi ressemble maman ? Pourquoi elle est partie ? Reviendra t’elle un jour ? Je voudrais bien la connaître ! »
Oups ! Pas simple ! Difficile de balbutier une réponse du genre : « Ben… J’ne sais pas trop ! »
Voila comment est né « Café-bar » Tragi- comédie en deux actes, inscrite au répertoire de la société des auteurs, et qui fut à l’origine de ma carrière professionnelle au théâtre.
J’ai mis en scène et interprété cette pièce durant la saison 92/93… Par la suite, deux compagnies m’ont contacté afin de me demander l’autorisation de reprendre cette pièce…
Lundi 7 février 1994 : Dans
la salle de spectacles qui depuis un an de formation constitue mon univers, huit apprentis comédiens, dont je fais partie, planchent sur « LA NOCE CHEZ LES PETITS BOURGEOIS » de BRECHT.
Fabien, mon « co-loc. » de chambre, me fait de grands signes. Manifestement, il a quelque chose d’urgent à me dire.
« JB, j’ai un truc à te proposer. Le centre social avec qui je bosse me demande de créer un spectacle de théâtre interactif avec pour thème l’alcoolisme chez l’adolescent. Un spectacle de prévention quoi ! Tu peux me filer un coup de main pour l’écriture et la mise en scène ? »
En tous cas le projet
m’intéresse. Pour un comédien débutant dans le métier, tout projet qui se présente doit être étudié avec sérieux, examiné, travaillé… et tenté. Il peut devenir celui qui vous mettra sur les rails.
J’ignore encore tout de Théâtre de l’opprimé d’Augusto Boal. Pourtant, fort de cette maigre expérience je dis à Fabien « OK, pourquoi pas, je vais y réfléchir »
S’inspirant de la forme ancestrale du Kotéba (forme de théâtre traditionnel au Mali) le théâtractif en partage un grand nombre de techniques et d’adjectifs. C’est une force sociale de changement autant qu'une pratique
artistique. A vocation civique voire thérapeutique, il constitue un théâtre "utile".
Au cours de saynètes dont le but est de révéler au grand jour les travers de chacun, la règle étant de pouvoir TOUT dire en ne blessant personne, les comédiens vont interpréter des personnages, auteurs de faits plus ou moins graves, facteurs de dysfonctionnements ou générateurs de tensions :
. Au cours du jeu de rôle totalement improvisé qui s'ensuit, le comédien va devoir s'adapter, réagir, voire décider de conduites à tenir face aux propositions venues de la salle
Il s'agit ni plus ni moins de dynamique de groupe et de psychodrame
Le théâtractif est aussi utiliser pour véhiculer des
informations. Cette technique théâtrale s'est en effet révélée le moyen le plus ludique pour faire passer des messages de prévention.
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Le hasard vient encore me servir. Il y a quelques mois, un jeune de 16 ans fréquentant le lycée professionnel situé à quelques
kilomètres de mon domicile, a été acteur d’un fait divers qui aurait pu tourner au drame.
Séchant les cours avec deux copains, il s’est tout d’abord enivré au bar du coin, puis, s’étant procuré une bouteille d’eau de vie il a fait
le pari de boire cette dernière cul sec. Abandonné ivre mort sur la banquette arrière du car de ramassage scolaire, le garçon ne doit son salut qu’a la rapidité de réaction du chauffeur qui,
inquiété par son absence total de mouvement, a demandé du secours.
Diagnostique du médecin urgentiste : Coma éthylique dû à une trop grande absorption d’alcool. Le gamin aurait pu y rester… Je tiens mon
sujet !
Sur mon cahier d’écolier, je décortique l’histoire. Je place les personnages. Les parents, les copains bien sur, le personnel du lycée, le patron du bar, celui qui a vendu la bouteille d’alcool, le chauffeur… Le garçon lui-même.
Qui est responsable ? Ce sera au public de juger…
La mésaventure du jeune ne s’est soldée que par une migraine carabinée et par quelques jours d’observations…
Au village, les langues sont allées bon train puis l’affaire a été remplacée par d’autres potins plus croustillants… Et puis, la
plupart de ses braves villageois sont tous plus ou moins pochards :
« C’est pas "quéques canons" qui pouvaient lui faire du mal ! »
Je décide de transformer le regrettable incident en drame. Imaginons que le chauffeur, par inattention ou pire par indifférence, n’ait pas réagi… La mort du jeune homme devient presque inévitable. On ne cherche plus un responsable, mais un coupable, la justice s’en mêle.
Il y a une enquête, un jugement.
Enquête, jugement, coupable… Mon passé d’apprenti juriste me
rattrape. Huit ans de droit, ça laisse des traces. D’ailleurs, il n'existe rien de plus théâtral qu'une cour de justice... C'est décidé, je ferais de cette pièce un procès !

De nombreux intermittents se retrouveront dans ce paragraphe.
Formation terminée ! La course aux cachets débute, la galère commence ! J’accepte tout ! L’art avec un grand
A, c’est beau, mais il nous faut manger ! Alors…. Alors je deviens :
-
- Le père Noël pour une grande surface très connue: "Bonjour les petits enfants"
Qu'est ce qui faut pas faire pour gagner sa croute
-
Le mousquetaire pour une autre grande surface tout aussi connue :
« A votre rayon boucherie madame… /….. » Si D'Artagnan me voyait... Et aussi mon prof d'escrime... Ma réplique préférée : "Nous, mousquetaires,
pourfendons les prix !"
-
La voix off pour spectacles, la voix de lien pour une radio locale… : « Il est quinze heures, vous écoutez radio machin. Tout de
suite un flash d’information, on se retrouve juste après pour parler de la grande quinzaine commercial du magasin trucmuche ! »
J’en passe et des pires !
Je multiplie les cours, les ateliers théâtres, les mises en scène de troupe d’amateurs, les animations… Une semaine de « classe théâtre » d’un coté, quelques stages comédiens de l’autre…
Je deviens l’assistant de mon ex prof de théâtre… Stages de réalisation… Me voila conseiller technique et pédagogique de la FNCTA (Fédération nationale des compagnies de
théâtre et d’animation) Je forme les autres tout en continuant à me former…
Et la scène dans tous ça ?
Coté théâtre, je décroche le rôle du garde dans le Antigone d’Anouilh, celui de Iaokanann dans une
adaptation des Hérodias…
(De beaux textes, ça oui ! mais pas génial pour le moral tout ça !) Surtout que les pièces sont montées tellement soporifiques que les rares spectateurs s’endorment dés le premier
acte ! Moi même je me suis assoupi sur scène un soir de grande fatigue !
Me voila sur une pièce de boulevard : Piège pour un homme seul de Robert Thomas.. Pas une œuvre impérissable.
Mais du public, des cachets et quelques mois de tournées passés à rigoler !
Et puis le rôle insensé me tombe dessus… Je suis engagé pour jouer Cyrano de Bergerac, sur un spectacle d’été qui
sera donné 8 fois dans le merveilleux décors naturel d’un site historique… Quel rôle ? Le rôle titre !
Bon d’accord, j’ai souffert, je me suis ridiculisé… (Voir "anecdote") Mais j’ai beaucoup appris… Vous connaissez le proverbe, c’est en se tapant sur les doigts……. Et justement !
Voici que l’on me propose encore un truc délirant… Un projet pharaonique que
j’ai l’inconscience d’accepter… Encadrer la réalisation d’une grande fresque historique, impliquant comédiens professionnels, comédiens
amateurs et habitants d’un village médiéval… ça aussi, ça va me coûter quelques kilos et une bonne extinction de voix !..(Voir "anecdote")
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